D’ores et déjà diplômée d’un master en entrepreneuriat et gestion de projet, j’ai rejoint IRIS Sup’ après une année passée au sein d’une ONG en collecte de fonds. Si j’aimais ce que j’y faisais, je sentais que pour évoluer, il me fallait mieux comprendre les logiques du secteur : comment se construisent les projets, comment fonctionnent les financements, quels rôles jouent les différents acteurs… J’avais envie d’avancer, de prendre du recul et de gagner en légitimité.

Dès les premiers cours, j’ai su que j’étais au bon endroit. Les intervenants sont des professionnels du terrain : ils partagent leurs expériences, parlent des réalités, des crises, des contraintes opérationnelles et des évolutions du secteur avec une honnêteté et une précision qui font vraiment la différence. Rien de théorique pour le principe : tout est utile, concret et directement applicable.

Le projet de groupe mené avec Coordination SUD a renforcé cet ancrage. Le sujet, centré sur la localisation de l’aide et l’équilibre des partenariats, est au cœur des transformations actuelles du secteur. Travailler sur des thèmes aussi essentiels que la place des organisations locales, le partage du pouvoir, l’évolution des pratiques, m’a permis d’entrer dans les débats de fond qui traversent aujourd’hui le secteur de l’humanitaire et du développement. Ce travail sur la durée apporte une vraie maturité dans la manière d’analyser, de proposer des solutions et de collaborer dans un contexte multiculturel. Grâce à ce travail, nous avons pu échanger avec des ONG internationales, des associations locales, des chercheurs spécialisés sur la localisation de l’aide, des bailleurs, des consortiums d’organisations, etc., ce qui fut très enrichissant.

La semaine intensive à Abidjan, qui a marqué le début de la formation, a aussi été un moment fort. Pendant plusieurs jours, nous avons rencontré des associations locales et découvert la force de leurs initiatives, tout en posant les bases du travail que nous allions mener toute l’année sur notre projet de groupe. Les intervenantes nous ont aidées à structurer notre démarche, rendant la suite du travail beaucoup plus cohérente. Les premiers cours en présentiel, axés sur les méthodes stratégiques et opérationnelles de la solidarité internationale, nous ont plongés immédiatement dans la réalité du secteur. Mais ce qui a donné tout son sens à cette semaine, ce sont surtout les échanges : avec les ONG, qui nous ont partagé leurs réalités quotidiennes ; avec les professeurs, passionnés et riches d’expérience ; et avec mes camarades, dont les parcours variés ont nourri chaque discussion. Une semaine dense et stimulante, qui a renforcé ma volonté de m’investir pleinement dans ce secteur.
La formation continue demande un vrai engagement : entre le travail, les cours, le projet de groupe et le mémoire, le rythme est soutenu. Mais comme tout est intéressant et directement utile, ce n’est jamais vécu comme une contrainte. Au contraire, chaque étape nourrit la suivante.

Aujourd’hui, je vois une vraie différence dans ma manière de travailler. Je lis mieux les projets, je comprends plus rapidement les contextes, je dialogue plus aisément avec les équipes terrain et je cerne mieux les enjeux de financement. L’IRIS m’a apporté une vision plus claire, plus confiante de mon rôle et m’a donné envie d’aller encore plus loin dans ce secteur en pleine transformation.